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Syndrome de Cushing : symptômes et traitements

La maladie de Cushing est une atteinte très fréquente chez les chevaux seniors. Cette pathologie nécessite une prise en charge immédiate puisqu’elle provoque une souffrance léthargique.

Qu’est-ce que la maladie de Cushing chez le cheval ?

La maladie de cushing cheval est notamment une conséquence de la dégénérescence de l’hypothalamus. Il est à rappeler que l’hypothalamus est la glande, située à la base du cerveau, sécrétant de la dopamine. Cette dernière est une molécule dont la fonction est de retarder, voire équilibrer la production d’ACTH de l’hypophyse. Pourtant, avec l’âge, l’équidé connaît une perte de neurones dopaminergiques. Or, ces neurones sont très fragiles face au stress oxydatif et cela modifie le métabolisme de l’hypophyse. Dans ce cas, l’ACTH est déversée en grande quantité et augmente la sécrétion des hormones stéroïdiennes. Cette synthétisation excessive fait grossir l’hypophyse et en même temps, bouleverse le mécanisme de l’hypothalamus. Toute l’immunité et les rythmes circadiens du cheval se trouvent déréglés. La maladie de cushing cheval est dominante chez les chevaux plus de 30 ans. Elle affecte environ 40 % de la population équine.

Symptômes de la maladie de cushing cheval

Le plus souvent, les propriétaires d’un ranch associent la maladie de Cushing au signe de vieillesse naturel. Plus ou moins ressemblante, cette atteinte présente des signes qui peuvent alerter :

  • Hypertrichose ou hirsutisme : pelage anormalement long et frisé ;
  • Retard de mue ou mue incomplète ;
  • Sudation et augmentation de la soif ;
  • Léthargie et fonte musculaire, fourbures ;
  • Infections à répétition (dermatophytose, teigne, infection dentaire, abcès…)

D’autres signes à prendre en compte sont aussi la baisse de fertilité chez la jument. Il y a en outre des symptômes neurologiques graves quand la maladie est avancée. Il y a par exemple la perte de vision, les convulsions, une ataxie…

Comment traiter la maladie de Cushing chez le cheval ?

La maladie de cushing est malheureusement incurable. Toutefois, plusieurs soins et traitements sont à considérer pour soulager les signes cliniques du syndrome. Il est possible d’administrer des substances pour réduire la production excessive de l’ACTH. Les traitements doivent agir sur les causes directes de la maladie et atténuer voire éviter les conséquences. Dans tous les cas, il est toujours conseillé de recourir aux avis d’un médecin vétérinaire. Il apportera une attention particulière sur la situation réelle de l’animal. En outre, il est tout fait possible de se tourner vers la phytothérapie équine. C’est une solution naturelle efficace pour soigner la pathologie. Il y a par exemple la plante Gattilier ou Agnus Castux qui permet de réguler le mécanisme hypophysaire. Sans oublier le Chrysanthellum qui est une plante contenant des Flavonoïdes et des Saponosides. Ce végétal détient des vertus sans pareilles sur le système circulatoire. Il faudra en outre limiter les apports énergétiques afin de restreindre les fourbures. Certes, une prise en charge précoce de la maladie permet de soigner en amont le cheval. Et dans l’optique d’un traitement naturelle et efficace, la phytothérapie est une belle alternative de soin.